Le Lycée de Baguida, une gangrène pour l’éducation : Le ministre Kokoroko à la rescousse
Depuis le 16 septembre dernier, les milliers d’élèves ont repris le chemin de l’école sur toute l’étendue du territoire national. Une rentrée enthousiasmée par une monstre mobilisation de l’exécutif togolais pour constater de visu cette reprise après quelques semaines de vacances. D’importantes réformes ont été annoncées et même par le chef de l’Etat pour, redorer le blason l’éducation togolaise. Mais déjà, certains se demandent si tout est mis en œuvre pour provoquer cette éclosion puisqu’au Lycée de Baguida, les élèves sont victimes de divers maux : chantage et intimidation des enseignants et des membres de l’administration à l’égard des apprenants, effectifs pléthoriques, voilà les maux qui minent ce temple du savoir.
Ils étaient des milliers d’élèves à renouer avec les salles de cours depuis le 16 septembre 2024. Une rentrée pas comme les autres puisque d’importantes annonces ont été faites par le gouvernement togolais sur la qualité qu’il ambitionne donner au curricula de formation. Cette rénovation a été même annoncée par le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé dans son adresse à l’ensemble du monde éducatif. Il ne l’ombre d’aucun doute que depuis l’arrivée du ministre Dodzi Kokoroko à la tête des Enseignements primaires et secondaires, beaucoup de masques bloquant le bon fonctionnement du secteur, sont tombés. C’est dire donc que d’importantes réformes ont été amorcées, ce qui est à apprécier. Même si certains pensent être visés par ces actions qui sont de nature, à renforcer le système éducatif togolais, c’est le lieu de souligner que rien n’est plus primordial que de penser à l’avenir des enfants qui constituent la relève de demain. Aujourd’hui, certains esprits continuent de mettre le bâton dans les roues de l’éducation togolaise en enfreignant volontairement certaines règles de conduite. Au Lycée de Baguida, certains enseignants font leur loi devant les apprenants. Des enseignants et même des membres de l’administration de ce Lycée de la Commune de Golfe 6, se permettent d’intimider les élèves qui refuseraient leurs avances. Certains vont même au chantage des élèves qui refuseraient de communiquer leur numéro de téléphone pour de probables rendez-vous nocturnes, ce qui est d’ailleurs prohibé par les règlements de l’éducation togolaise. C’est dire donc qu’à l’instar de ce Lycée, plusieurs élèves surtout jeunes filles, sont victimes de ces actions et ont même peur d’en parler à quiconque, même à leurs parents. Déjà toujours au Lycée de Baguida, le refus de certaines filles de se livrer à ce jeu, active la réticence de ces enseignants véreux qui restent assez souvent indifférents aux questions d’explications des cours venant des apprenants. Comme nous l’écrivions dans notre précédente parution, le problème d’effectif d’enseignants se pose également avec à la clé des programme non achevés. A cela s’ajoute l’effectif très pléthorique des élèves dans une seule salle de cours (plus de 100 élèves dans les classes), le cadre inapproprié (des tables bancs collées les unes aux autres).
Par ailleurs, l’on a encore en vision la chute vertigineuse du taux de réussite de l’année scolaire 2023-2024 surtout au niveau du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC). Pour corriger une telle lacune, il faut que les enseignants rompent avec ce sale comportement qui ne garantit aucune avancée pour nos progénitures. Le ministre doit faire feu de tout bois pour que cesse cette pratique qui prend de l’ampleur au Lycée de Baguida et aussi, dans d’autres établissements publics et privés du pays. Certains enseignants même transforment les salles de cours en dortoir et n’attendent que la fin de l’heure pour signer le cahier de texte et se disposer.
Au regard de tout ce qui précède, il urge que des visites inopinées soient programmées périodiquement pour décourager les auteurs de ces actes qui ne garantissent pas l’avenir des enfants.
Nous y reviendrons !
Théophile Kponhinto
Le Populiste N°015 du Vendredi 20 Septembre 2024
Publié le dimanche 29 septembre 2024, par Gabinho