Qui a raison entre Roger AZONDJANGNI et son parti le PDP...?
Un semblant de crise au sein du parti démocratique panafricain (PDP, opposition) circule depuis quelques heures sur la toile suite au remplacement du nommé Yéwanou Kossi Azondjagni (connu sous le nom de Roger Azondjagni) à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) par Clément Ubima Kagbara.
Cette fameuse crise est en effet suscitée par M. Azondjagni qui n’a pas été content de son remplacement et donc saisi la Cour Constitutionnelle en accusant les premiers responsables de son parti d’avoir usurpé sa signature sur le courrier dans lequel il a accepté de démissionner de la Ceni. L’intéressé a donc demandé à la plus haute cour en matière constitutionnelle, qui venait de prendre le serment du nouvel entrant, de le faire rétablir dans ses droits.
« Je viens très respectueusement par la présente vous exprimer ma grande surprise et dénoncer avec la dernière rigueur la prestation de serment de Clément Kagbara en remplacement de ma modeste personne suite à une lettre de démission que j’aurais signée », a-t-il écrit au Président de la Cour Constitutionnelle. Sur son honneur, il a rassuré la Cour de « n’avoir jamais signé une quelconque lettre de démission ».
Cependant, selon les recoupements faits, le courrier de démission en question est bel et bien là, portant la signature du désormais ancien représentant du PDP à la Ceni. Cette lettre fait même partie intégrante du dossier que le PDP a fourni à la cour constitutionnelle pour son remplacement effectif le 18 février dernier.
Il ressort des recoupements faits que le remplacement a été fait dans les règles de l’art et conformément aux dispositions de l’article 14 de la loi N° 2019 -017 du 06 novembre 2019 portant code électoral. « En cas de démission, de décès ou d’empêchement définitif d’un membre, il est pourvu sans délai à son remplacement suivant la procédure prévue à l’article 14 », indique notamment cet article.
Les recoupements ont également permis de se rendre compte que le contestataire a également signé d’autres documents dont le procès-verbal du conseil de discipline du 17 avril 2023 portant sur sa qualité de représentant du PDP à la CENI.
Dans ce PV que l’intéressé a dûment signé, il reconnait que, depuis son élection le 22 mars 2022 par l’Assemblée nationale pour siéger à la Ceni au nom de son parti, il n’a eu de cesse eu des comportements préjudiciables au parti dont il est censé défendre et sauvegarder des intérêts à la CENI notamment.
Défaut de communication et d’indisponibilité avec les responsables et les militants du parti, manque de concertation (prise de décision unilatérale), des absences injustifiées aux réunions du parti et l’approbation de son possible remplacement dans un délai d’un mois à partir de la date de signature du procès-verbal sont entre autres actes reprochés à M. Azondjangni, des manquements que lui-même a reconnus.
Officiellement, le parti PDP s’abstient de tout commentaire sur ce sujet. Mais, les quelques responsables joints au téléphone ont laissé entendre qu’il revient à l’accusateur d’apporter les preuves de son accusation. Très sereins, ces cadres du parti PDP encouragent même l’intéressé à saisir les juridictions compétentes afin que la vérité s’éclate.
Le fera-t-il ? Affaire à suivre…
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Publié le vendredi 21 février 2025, par Gabinho